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À Julius Priscus, perfectissime préfet de Mésopotamie, exerçant le gouvernement consulaire, de la part d' Archôdès fils de Phallaios, de Philôtas fils de Nisraiabos, de Ouorôdès fils de Sumisbarachos et d'Abedsautas fils d'Abediar- das, du village impérial de Bèphphoura du ressort d'Appadana. Comme nous avons, seigneur, un litige parmi nos covillageois au sujet d'une terre et d'autres choses, nous sommes venus ici plaider devant ta bonté et, après huit mois d'attente à ton tribunal, l'affaire a été introduite, comme s'en souvient ta grandeur, le neuf avant les calendes de septembre récemment écoulées. Et toi, bienfaiteur, après avoir écouté une partie de l'affaire tu as été d'avis d'y mettre ordre après qu'heureusement tu te serais rendu sur les lieux. Attendu donc que jusqu'ici l'affaire n'a pas été tranchée et que nos covillageois essayent de nous expulser de la terre où nous nous trouvons et de nous faire violence avant jugement, alors que les constitutions impériales, que tu connais et vénères plus que personne, ordonnent que ceux qui se trouvent en possession [d'un bien] y restent jusqu'au jugement, pour cette raison nous avons recouru à toi et nous te demandons d'ordonner par ta souscription à Claudius Ariston, vir egregius, procurateur siégeant à Appadana de qui dépend la dioikèsis, que tout soit conservé en l'état et la violence réprimée jusqu'à la visite que tu feras heureusement sur les lieux, de sorte que, si cette demande est satisfaite, nous aurons envers ta Fortune une perpétuelle gratitude. Aurelius Archôdès fils de Phallaios, j'ai remis [ce libelle] et aussi pour le compte des autres. L'affaire et ses implications juridiques Les pétitionnaires sont quatre villageois de Beth Phouraia ici Bèph- phoura ayant pour porte-parole l'un d'entre eux, Archôdès fils de Phal- laios IS.

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À Julius Priscus, perfectissime préfet de Mésopotamie, exerçant le gouvernement consulaire, de la part d' Archôdès fils de Phallaios, de Philôtas fils de Nisraiabos, de Ouorôdès fils de Sumisbarachos et d'Abedsautas fils d'Abediar- das, du village impérial de Bèphphoura du ressort d'Appadana.

Comme nous avons, seigneur, un litige parmi nos covillageois au sujet d'une terre et d'autres choses, nous sommes venus ici plaider devant ta bonté et, après huit mois d'attente à ton tribunal, l'affaire a été introduite, comme s'en souvient ta grandeur, le neuf avant les calendes de septembre récemment écoulées.

Et toi, bienfaiteur, après avoir écouté une partie de l'affaire tu as été d'avis d'y mettre ordre après qu'heureusement tu te serais rendu sur les lieux. Attendu donc que jusqu'ici l'affaire n'a pas été tranchée et que nos covillageois essayent de nous expulser de la terre où nous nous trouvons et de nous faire violence avant jugement, alors que les constitutions impériales, que tu connais et vénères plus que personne, ordonnent que ceux qui se trouvent en possession [d'un bien] y restent jusqu'au jugement, pour cette raison nous avons recouru à toi et nous te demandons d'ordonner par ta souscription à Claudius Ariston, vir egregius, procurateur siégeant à Appadana de qui dépend la dioikèsis, que tout soit conservé en l'état et la violence réprimée jusqu'à la visite que tu feras heureusement sur les lieux, de sorte que, si cette demande est satisfaite, nous aurons envers ta Fortune une perpétuelle gratitude.

Aurelius Archôdès fils de Phallaios, j'ai remis [ce libelle] et aussi pour le compte des autres. L'affaire et ses implications juridiques Les pétitionnaires sont quatre villageois de Beth Phouraia ici Bèph- phoura ayant pour porte-parole l'un d'entre eux, Archôdès fils de Phal- laios IS.

Ils y sont dès la fin de , puisque le 28 août , date du présent document, ils rappellent que leur attente dure depuis huit mois 1. Le 24 août , l'affaire de la terre est introduite pour la première fois devant Priscus I7. C'est alors, entre le 24 et le 28 août, qu'est rédigé le présent libelle. Il semble néanmoins qu'une jurisprudence constante des empereurs interdisait de récupérer un bien litigieux sans attendre la décision du juge. En particulier, un decretum de Marc Aurèle Dig. En , une sententia Nos pétitionnaires réclament donc du gouverneur, dans l'attente de son jugement, qu'il émette, sous forme de subscription une injonction administrative tendant au maintien in integro, èv àxspauo, et à la prohibitio violentiae, ftfav xcoXuOtjvou 1.

Dans sa souscription, le gouverneur ne se prononce pas sur le fond. Comme l'aurait fait le préfet d'Egypte, il se contente de déléguer l'affaire à la juridiction locale compétente, en l'occurrence le procurateur d'Appadana Claudius Ariston, et c'est sans doute ce qu'attendaient en fait les plaignants eux-mêmes Le premier nom, peut-être un dérivé grec de àpx-, ne paraît pas attesté sous cette forme Le nom Phallaios se trouve en Arabie Le nom Philôtas, un des rares éléments helléniques de l'onomastique locale, était particulièrement répandu chez les Macédoniens de l'entourage d'Alexandre et des diadoques 2S ; il a dû se répandre en Syrie avec la colonisation macédonienne La translittération Il est probable que le Philôtas fils de Nisraiabos des pétitions 1 et est né du même père que ce Worôd et qu'il a hérité le nom de Philôtas déjà porté par son grand-père.

Nisraiabos le même que Nisaraiabos en , père de Philôtas et probablement de Worôd inv. Ce Ouorôdès est à distinguer de ses homonymes, dont au moins deux du même village : Ourôdès fils de Phallaios 13 ; Worôd fils de Nisaryahab inv.

Ce nom d'origine iranienne, ainsi adopté largement dans des familles de souche sémitique, est aussi fréquent à Palmyre Le grec offre ici l'intéressante vocalisation sum- du nom divin Nom et patronyme sont des théophores dont le second élément est difficile à identifier.

Nous n'avons rien à rapprocher de swt'. Abidiardas serait un de ces pseudo-théophores où un nom de personne tient lieu du nom divin Statut diplomatique du document Dans notre édition préliminaire de CRAI , nous avons exposé nos raisons de considérer le présent document comme un duplicatum de l'original préparé immédiatement par le greffe ou par quelque scribe agréé et remis aux pétitionnaires pour étayer leurs démarches ultérieures.

Cette opinion est partagée par tous les spécialistes qui, par écrit ou oralement, se sont prononcés sur cette pétition 39, Nous nous contentons ici de résumer nos Cette pétition ne peut être tenue pour un original en raison des traits suivants : a La communauté de main entre la plupart des éléments de la pétition, non seulement son corps et la signature d'Archôdès comme nous l'indiquions dans CRAI , mais aussi la souscription gouvernorale et peut-être même la date voir ci-dessus notre description.

Les pétitions ayant conservé de telles mentions sont en effet des copies 4I. De tels numéros accompagnent très souvent les souscriptions du préfet d'Egypte.

Malgré P. Si tel est bien le cas, l'original de notre pétition est resté aux archives du gouverneur. Une copie donc, mais qui n'offre pas non plus les caractères des copies privées légalisées de l'époque Cet ensemble de faits conduit nécessairement à formuler l'hypothèse d'un duplicatum. Date et lieu de la souscription du gouverneur date des 1. Visiblement ajoutée après coup, dans un espace réservé, elle fait corps, non pas avec la pétition elle-même, mais, malgré sa place, avec la souscription dont elle est une donnée essentielle.

A cette date se rattache le lieu : Antioche, colonie romaine depuis Caracalla47, aux thermes d'Hadrien, monument déjà connu D'ordinaire l'indication du lieu dans une pétition se réfère au lieu de prise de copie, c'est-à-dire au lieu d'affichage de la pétition une fois souscrite, qui peut à l'occasion être en effet exposée dans un bain public Elle doit même être écartée car, s'il s'agissait de la date et du lieu d'affichage, la souscription elle-même ne serait pas datée, ce qui n'est pas acceptable.

Bien que l'indication du lieu de souscription soit sans parallèle documentaire, nous estimons que c'est aux thermes d'Hadrien que Priscus tenait ses assises et qu'il a délivré sa souscription. En cela, le cas d'Antioche n'est pas sans rapport avec celui d'Alexandrie où, dès le La Passion copte sahidique d'Apa Epima situe le procès du saint au Heêrjptov d'Alexandrie, qui est autrement connu comme un bain public L'empereur lui-même pouvait donner des audiences dans ce genre d'édifice.

Ainsi l'Histoire Auguste évoque-t-elle à deux reprises l'empereur Valérien siégeant à Byzance dans des thermes S4. Le visa legi de la l. La documentation de référence se distribue entre et , ce qui s'accorde avec la date de notre pétition. La similitude des contextes autorise à conférer à legi et à recognovi la même valeur : ces verbes authentifient le texte auquel ils s'appliquent, qui n'est pas l'ensemble du libelle, comme nous l'affirmions s6, mais la souscription elle-même. Faut-il, par analogie avec les contre-seings recognovi des rescrits impériaux, attribuer nos formules à un membre de la chancellerie gouvernorale?

Leur auteur ne serait-il pas plutôt le gouverneur lui-même? Ce point est controversé ou laissé indécis S7. La première hypothèse en particulier a la faveur de P. Meyer s8 et, tout récemment, sur notre texte, de Haensch Wilcken 6o dont l'argumentation s'appliquerait aisément à notre cas : les souscriptions du préfet d'Egypte ne comportent pas de marques d'authentification de sa chancellerie parce qu'elles étaient préparées par ses bureaux.

C'est le préfet lui-même qui les authentifie, avec des formules comme ànóSoc,, npóQzc,, ou encore legi ou recognovi. Noter qu'au VIe siècle, legi est une des formes possibles de la signature gouvernorale61, alternant avec sppcoaOe ou ëppcocro 6z. L'évêque d'Alexandrie Théodose semble avoir authentifié de même les actes émis en son nom Le premier titre prouve que ce Julius Priscus n'est autre que le frère de l'empereur Philippe l'Arabe , attesté comme préfet de Mésopota- La carrière de Priscus, comme celle de son frère, avait atteint déjà sous Gordien III le sommet de l'ordre équestre : on sait en effet que Priscus fut préfet du prétoire avec Timésithée en et que Philippe lui-même était préfet quand, en mars , il accéda à l'empire 6s.

La préfecture de Mésopotamie n'avait donc pour Priscus rien d'une promotion personnelle Notre document prouve qu'il revêtit ce titre avant le 28 août , probablement dès le début du règne de son frère et en vue de reprendre le contrôle d'une province que Rome avait dû abandonner aux Perses après la mort de Gordien III 6?.

Il est d'ailleurs permis de se demander, en voyant Priscus à Antioche en août , si Rome avait dès cette date récupéré ou non la Mésopotamie. Quoi qu'il en soit, ce n'est pas au préfet de Mésopotamie qu'avaient affaire les villageois de Beth Phouraia, la pétition prouvant qu'ils relevaient de la province de Coelé-Syrie. Comment faut-il entendre ce titre, qui est également en celui du gouverneur Pomponius Laetianus, mais n'est pas attesté ailleurs sous cette forme?

En réalité ni le cas de Laetianus, Ce verbe est usité surtout pour des gouverneurs de Thrace et de Mésie 71, mais aussi en Asie et Pont-Bithynie 72, ainsi que pour un légat de Syrie Priscus était donc, en août , gouverneur intérimaire de Coelé-Syrie, fonction qu'il exerçait depuis au moins huit mois, d'après la 1.

Il n'était plus alors préfet du prétoire, fonction qu'il devait revêtir une seconde fois dans les dernières années du règne de Philippe, en même temps, d'après une L'ensemble des données désormais acquises est compatible avec le témoignage de Zosime, qui distingue dans l'action de Priscus en Orient deux phases : d'abord le commandement des légions de Syrie, puis le gouvernement des provinces d'Orient La première phase pourrait correspondre à la situation de , la seconde à un gouvernement d'exception étendu à plusieurs provinces, qu'implique aussi le titre de rector Orientis À la date de notre pétition, les choses n'en sont pas encore là : l'autorité de Priscus en Orient repose alors sur le cumul de deux gouvernements d'importance stratégique, préfecture de Mésopotamie et intérim du légat de Coelé-Syrie, sans qu'il s'agisse là d'un imperium maius.

Le procurateur Ariston Le procurateur Claudius Ariston apparaît dans 2, où il fait apparemment, comme ici, fonction de juge délégué du vice-gouverneur Marcellus. Il exerce ses attributions non dans la province entière mais dans le ressort d'Appadana, où il semble résider ordinairement Jusqu'à présent, les spécialistes, tout en signalant la tendance des procurateurs impériaux à s'immiscer dans l'administration de la justice, les considèrent principalement comme des fonctionnaires financiers et fiscaux.

Toutefois dans 2 il n'est nullement question des domaines et la juridiction du procurateur paraît là Aiobogaiç pourrait donc avoir ici, comme nous l'indiquions en , le sens de circonscription judiciaire ou conventus, attesté notamment en Asie 8l, et il y aurait peut-être lieu de voir dans Ariston un procurateur purement judiciaire, gérant le conventus entre deux visites du gouverneur, comparable, à certains égards, à l'épistratège égyptien.

Pétition au gouverneur de Coelé- Syrie sur l'usurpation d'une vigne ? Ce feuillet de papyrus, que nous avons reçu plié 12 fois de droite à gauche, mesure actuellement 25 x 31,8 cm. On note une kollèsis à environ 13,7 cm du bord droit, qui est intact.

Le bord inférieur et surtout le bord supérieur sont détériorés, mais l'état présent du texte suggère qu'il ne doit pas manquer grand-chose à la hauteur d'origine.

En revanche, deux cassures verticales, le long d'anciens plis, ont fait disparaître toute la marge gauche et de 5 à 8 lettres au début des 1. Comme la plupart des lacunes se comblent aisément, ce n'est pas cette mutilation qui rend, çà et là, difficile la compréhension du document. On distingue deux mains, parallèles aux fibres. À la première, une cursive verticale experte, avec pleins et déliés, mais moins soignée que celle de 1, nous devons la pétition proprement dite 1.

Un deuxième scribe au Comparée à celle de 1, relativement correcte, la langue de cette pétition, sans parler des graphies phonétiques, se signale par ses négligences 8s, sa morphologie corrompue et ses fautes de syntaxe et de composition Plus d'une fois préjudiciables au sens, ces faiblesses contrastent avec les prétentions littéraires du scribe, plus accusées que dans 1.

Une sorte de préambule 87, 1. Témoignent également de stéréotypes classiques de la pétition, à la 1. Un espace blanc entre les 1. Leur absence montre que cette pétition a été refusée hypothèse envisagée par le scribe à la 1.

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